Page 3 - Spécial Salariés
P. 3
Jean-Luc Puel
Président de l’association JNA
En cas de coup de barre ou de sensation de fatigue, vous allez penser « vitamines ». En cas de stress, vous allez penser à apprendre à respirer pour « souffler ».
Avez-vous déjà pensé que vos oreilles pouvaient contribuer à votre tonus physique et relationnel ?
Ce tonus est aujourd’hui terni par le bruit et les expositions sonores. L’omniprésence du bruit représente un réel danger pour votre santé.
Le bruit est toxique par ses effets extra-auditifs (stress, hypertension, dérèglement hormonal, etc.) et par l’altération momentanée ou durable des capacités auditives.
Il est donc urgent de se méfier de sa dose d’expositions sonores en termes de niveau de puissance et de durée.
Alors pour des oreilles
« vitaminées », agissons tous ensemble.
Le stress acoustique, c’est quoi ?
Prenons garde aux effets du stress acoustique sur l’oreille
Le son exerce une pression sur les mécanismes de l’audition : le tympan, les osselets et les cellules sensorielles de l’oreille. Ces dernières vont transmettre les informations sonores au cerveau, qui lui a en charge l’analyse, le décodage.
Plus le son dure, plus les cellules sont sollicitées en durée et maintenues « sous tension » sans temps de respiration. Naissent alors des difficultés de compréhension de la parole. Il faut donc réguler la dose de stress acoustique qui en est la source. Celles-ci sont normalement momentanées, mais... plus le son est fort et plus il peut s’apparenter à un coup-de-poing sur les mécanismes de l’audition. C’est alors que peuvent apparaître des sifflements ou bourdonnements, phénomènes appelés acouphènes ou que des pertes auditives s’installent.
Il est possible d’agir !
JNA - GUIDE SALARIÉS 2022 - 3

